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07 Aug

Les Sanctions contre la Russie accélèrent la chute du Dollar (Bloomberg) : Les entreprises russes lâchent le dollar !

Publié par project-woerld-vision  - Catégories :  #economie mondial,effondrement economique

 Les Sanctions contre la Russie accélèrent la chute du Dollar (Bloomberg) : Les entreprises russes lâchent le dollar !

Rappel : les traductions sont toujours corrigées si nécessaire (avant 22 h), et les papiers susceptibles d’être modifiés jusqu’a 22 h

Poutine à contre attaqué :

Embargo russe: le ton monte entre l’UE et Poutine

" Le Kremlin a décrété un embargo total sur la plupart des produits alimentaires des pays ayant pris des sanctions contre la Russie. Le survol du pays est également remis en cause."

Poutine s’est entretienu avec Merkel ce jour même : l’allemagne ne peut se permettre d’être dans le collimateur de Vlad …

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance (spécial été)

Les sanctions des Etats-Unis et de l’Union européenne contre la Russie risquent d’accélérer l’abandon du dollar qui couve depuis la crise financière mondiale ;

Alors que personne ne suggère que le dollar perdra son statut comme la principale monnaie des affaires dans l’immédiat , sa domination est en déclin. La part du dollar des réserves mondiales a déjà diminué de plus de 72 pour cent en 2001 à moins de 61 pour cent . la crise financière en 2008, un événement qui a commencé aux États-Unis lorsque les prêts hypothécaires subprime se sont détériorée, a conduit les plus grandes nations émergentes dont la Russie a tenter de mener plus de transactions dans leurs monnaies.

« La crise a engendré une remise en cause du monde tel que nous le vivons, » a déclaré Joseph Quinlan, stratège de marché principal à US Trust Bank of America Corp., qui supervise environ $ 380 milliards. « Cette mauvaise situation entre la Russie et l’Occident liées aux sanctions, peut être un accélérateur vers un monde avec plus de devises diversifiées. »

Une telle transformation peut se développer sur 25 ans, pendant lesquels le dollar resterait « en haut du tas », alors même que les autres monnaies joueraient un rôle plus important, a déclaré Quinlan , s’exprimant par téléphone le 4 août depuis New York.

L’analyste étudie point par point l’effet des sanctions et la manière dont elles affaiblissent la positions du dollar comme monnaie universelle. Elle parle des restrictions des échanges mais aussi de l’imposition d’une amende à la BNP pour avoir utilisé le dollar avec Cuba,l’Iran et le Soudan :

Les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé de nouvelles restrictions sur le commerce avec la Russie a cause de son support aux insurgés en Ukraine le 29 Juillet. Les autres sanctions limitent l’accès des banques publiques vers les capitaux des marchés européens et américains. l’Europe a également imposé un embargo sur les ventes d’armes alors que les États-Unis ont ajoutés un constructeur à la liste des entités bloquées dans le domaine de la défense et de la technologie.

Depuis que la devise américaine a remplacé l’or comme le socle du système financier après la Seconde Guerre mondiale, le billet vert a résisté à de nombreuses crises. Il est ressorti de l’effondrement du système de Bretton Woods en 1971, a subi l’introduction de l’euro près de trois décennies plus tard et a maintenu son statut de monnaie refuge, même lorsque l’effondrement de 2008 de Wall Street s’est propagé dans les économies du monde entier.

La politique de relance monétaire sans précédent de la Réserve fédérale pour enrayer cette crise a canalisé les liquidités dans l’économie grâce à des achats de dette, conduisant des pays comme le Brésil et l’Allemagne à clamer que les Etats-Unis avilissaient leur monnaie.

Une amende de $ 9,000,000,000 imposée à BNP Paribas SA, la plus grande banque de France, par les organismes de réglementation des États-Unis en Juin a également fait que certaines institutions se méfient des sanctions que peuvent apporter les trades en dollars , selon Steven Englander, le chef du groupe des stratégies de change au sein de Citigroup Inc . à New York.

La part du dollar dans les opérations de change a également augmenté. Acheter ou vendre le billet vert contre une autre devise représentait 87 pour cent de toutes les transactins en Avril 2013, environ deux points de pourcentage de plus qu’en 2010, selon un rapport de Septembre de la Banque des règlements internationaux .

« Vous ne pouvez échapper à la stratosphère, » Sébastien Galy, un haut stratège monétaire de la Societe Generale SA à New York, qui a dit le 1 août. C’ est "un monde vaste celui du dollar qui domine tout et les conséquences s’abattent sur tous lorsqu’il y a une mauvaise gestion du système. « Mais il n’y a aucune bonne alternative en ce moment. »

La devise américaine a grimpé contre tous les 16 principaux homologues le mois dernier alors que les combats en Ukraine et la destruction en vol d’un avion malaisie nt renforcé l’attrait des actifs refuges.. Il a étendu ses gains aujourd’hui alors que l’OTAN mis en garde contre une incursion russe en Ukraine sous le « prétexte » d’une mission humanitaire, il a poussé sa hausse à 2,6 % contre l’euro depuis le début du mois dernier. Il s’échangeait à $1,3351 à partir de 09:01 à New York.

Citigroup prévoit un euro à 1,33 $ à la fin de l’année, comparée à une médiane de prévision dans une enquête stratègique de Bloomberg de 1,32 $. SocGen prédit 1,32 $.

Défi de la Chine

La Chine est en train de faire un effort pour une plus grande utilisation de sa monnaie dans le commerce international. La Banque populaire de Chine a étendu ses accords swap en yuans en Suisse en juillet après avoir accepté un accord avec la Banque centrale européenne l’an dernier. La nation a également accepté de permettre aux entreprises d’effectuer des transactions libellées en yuan à Londres et Francfort pour la première fois.

L’autorité monétaire de Hong Kong a acheté dollars américains sur le marché des devises cette semaine pour freiner les gains du dollar local, qui est arrimé au billet vert, après l’achat de $ 8,4 milliards en juillet, un plus haut depuis au moins octobre 2012.

Les Sanctions montrent la possibilité d’un recours croissant aux mesures économiques–comme la restriction de l’utilisation d’une monnaie–comme " alternative aux actions militaires", selon Marc Chandler, le stratège en chef devise chez Brown Brothers Harriman & Co. à New York.

«Cela représente une étape importante dans l’évolution de la politique étrangère des États-Unis envers la Russie ", a t -il déclaré par téléphone le 4 août." Le véritable défi est de convertir cette puissance financière en influence politique. "

http://www.bloomberg.com/news/2014-08-06/russia-sanctions-accelerate-risk-to-dollar-dominance.html / resistanceauthentique

note : Comme on le remarque ces derniers temps, la politique qui fait de la monnaie une arme de guerre se heurte désormais à la prise de conscience de plus en plus large chez les "émergents" de la nécessité de mettre en place autre système qui endiguerait ce mélange de bellicisme, de domination et de pillage provenant de cet avantage exhorbitant de posséder la monnaie de réserve mondiale ; et comme l’ont montré les récentes actions des Brics , la Chine et les autres pays, qui voient bien l’attaque menée par l’empire étasunien contre la Russie , et qui s’engagent désormais dans une stratégie de remise en cause de l’universalité du dollar, ce qu’on nomme "dédollarisation" ou "désaméricanisation" : Les Sanctions contre la Russie accélèrent la chute du Dollar.

Les entreprises russes lâchent le dollar

Sur fond d’introduction de sanctions sectorielles contre les banques publiques russes par l’Union européenne, le principal opérateur mobile Megafon et la compagnie minière et métallurgique Norilsk Nickel ont converti une partie de leurs fonds disponibles en dollars hongkongais.

Megafon a déclaré que le groupe avait placé ses fonds dans les banques chinoises afin de simplifier les transactions avec la compagnie chinoise Huawei (principal fournisseur d’équipements pour les réseaux de Megafon) et « de limiter les risques liés aux éventuelles difficultés dans le travail avec les banques européennes ». À la fin du deuxième trimestre, Megafon disposait de 3 milliards de roubles en dépôts bancaires. À l’heure actuelle 40% des dépôts sont convertis en devises hongkongaises, 60% sont toujours en roubles.

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Norilsk Nickel a agi de manière similaire : il a également converti une partie des fonds disponibles en dollars hongkongais, annonce l’agence Interfax. Cela permet de diversifier l’épargne, de réduire les risques et, à l’avenir, de réaliser des opérations sur le marché asiatique en devise locale, explique une source proche du groupe. Les sources proches de la compagnie rappellent que Norilsk Nickel recherche des coinvestisseurs pour son projet de développement du Complexe d’enrichissement minier de Bystrinski (à 300 km de la frontière russo-chinoise), dont le coût de lancement s’élève à 0,77 milliard d’euros. En outre, Norilsk Nickel écoule un tiers de sa production de nickel et une grande partie de son palladium et cuivre en Chine.

D’autres solutions existent également. Par exemple, le Groupe russe unifié de construction navale (OSK) étudie actuellement la possibilité d’utiliser le yuan chinois.

Alexeï Rakhmanov, PDG d’OSK, ciblé par les sanctions américaines, a récemment annoncé au quotidien Kommersant que le groupe devrait chercher une devise alternative pour sa « coopération marchande », et que« la proposition d’utiliser le yuan ne paraît pas si fantasque ». Toutefois, pour le moment, le groupe ne rencontre pas de difficultés dans ses paiements, y compris en dollars, affirment les sources.

« Pour nous, cela ressemble plutôt à une décision politique », nous a déclaré la compagnie d’investissement UFS. « Les entreprises ont, probablement, peur que les sanctions puissent s’aggraver. Dans le pire des cas, les comptes des compagnies russes dans les banques occidentales pourraient en pâtir. Dans l’absolu, les entreprises russes pourraient se retrouver dans une situation où aucune banque occidentale ne voudrait travailler avec elles », nous a expliqué UFS.

Pourquoi la devise chinoise ?

Depuis une trentaine d’années, le dollar hongkongais est rigoureusement rattaché au dollar américain. Dans les faits, c’est un équivalent à part entière du dollar américain, et il est soumis à pratiquement aux mêmes risques. « Si les entreprises ont juste besoin de devises qui seraient « comme des dollars, sans être des dollars », c’est un bon choix. C’est à la fois un choix politiquement acceptable et économiquement prudent », explique UFS. C’est une devise convertible qui peut être librement utilisée pour les transactions internationales.

Le yuan chinois, en revanche, est une devise dont le taux de change est contrôlé par la Banque nationale de Chine en fonction d’un panier de devises. Ces dernières années, le cours du yuan est relativement stable, mais en réalité, il peut être modifié par le régulateur. Par ailleurs, la Chine profite d’un yuan faible, alors que son taux de change vis-à-vis du panier d’achat est considérablement sous-évalué. « Le yuan pourrait s’apprécier à moyen terme. Convertir l’argent en yuan pourrait être un moyen de gagner sur la dynamique du taux de change ou de simplifier les transactions commerciales avec la Chine. Toutefois, cela aggrave les risques, car la devise est entièrement contrôlée par la Chine et n’est pas librement convertible », nous expliquent les analystes d’UFS.

La conversion dans les devises asiatiques deviendra-t-elle une véritable tendance ? Tout dépend de la volonté de l’Occident d’intensifier dans les sanctions contre l’économie russe, résument les experts interrogés. L’utilisation accrue de devises asiatiques semble justifiée, compte tenu du renforcement des relations commerciales avec les pays de cette région. Pour les compagnies qui travaillent avec l’Asie, une telle décision pourrait être dictée par les réalités politiques, estiment les experts. Ces derniers s’attendent prochainement à une augmentation de la part des dépôts en roubles sur les comptes des entreprises.

Sources : Kommersant, Vedomosti et informations de RBTH / http://fr.rbth.com/economie/2014/08/04/les_entreprises_russes_lachent_le_dollar_30267.html

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