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03 Mar

Manifestations en Grèce et au Portugal

Publié par project-world-vision  - Catégories :  #economie mondial,effondrement economique

Deux manifestations importantes aujourd’hui, en Grèce et au Portugal, l’une contre l’austérité, la seconde contre la rigueur! Tout n’est qu’une question de nuance finalement, sauf que cela reste pareil, c’est la crise, c’est la cata, et l’argent manque cruellement! Maintenant, bien beau de manifester contre cette crise, et c’est quand qu’on manifeste réellement contre l’union européenne? Monter jusqu’à Bruxelles par exemple…

Portugal: marée humaine contre l’austérité

Manifestation à Lisbonne, le 2 mars 2013

Une marée humaine a déferlé samedi sur le Portugal, Lisbonne en particulier, à l’appel d’un mouvement citoyen apolitique qui a réalisé ainsi une mobilisation exceptionnelle contre les mesures d’austérité, exigées par les créanciers du pays, sous assistance financière.

« La troïka et le gouvernement dehors », « le Portugal aux urnes », « élections maintenant », « démocratie participative », pouvait-on lire sur les banderoles portées par les manifestants.

« Qui s’endort dans la démocratie, se réveille dans la dictature », « Bandits, rendez-nous notre argent » clamait de petites affiches. « Aujourd’hui je suis dans la rue, demain ce sera toi », lisait-on sur une autre à côté d’un portrait du Premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho.

Selon le mouvement apolitique « Que la Troïka aille se faire voir », organisateur des rassemblements à Lisbonne et dans une trentaine de ville du pays, quelque 500.000 personnes ont défilé dans la capitale où le cortège avait démarré au son de la chanson « Grândola Vila Morena », reprise en coeur par les manifestants, la voix tendue d’émotion.

Cette chanson, fréquemment entonnée par des contestataires au passage de membres du gouvernement, est devenue le symbole de la contestation au Portugal après avoir été l’hymne de la Révolution des Oeillets de 1974 qui a permis l’instauration de la démocratie. 

A la fin des manifestations elle a retenti au même moment du nord au sud du pays dans toutes les villes où des rassemblements ont eu lieu : de Porto, la grande ville du nord, où selon les organisateurs 400.000 personnes ont manifesté, à Faro la station balnéaire du sud.

Des manifestants à Lisbonne, le 2 mars 2013

En fin de soirée les autorités n’avaient communiqué aucune estimation du nombre de manifestants.

« C’est le peuple qui est souverain », une phrase correspondant à un des vers du chanteur engagé José Afonso, créateur de la chanson « Grândola Vila Morena », était le principal mot d’ordre des rassemblements.

La cible principale a été l’inspirateur des mesures d’austérité du gouvernement, c’est-à-dire la « troïka » (UE-FMI-BCE) représentant les créanciers du Portugal, actuellement à Lisbonne pour un nouvel examen des comptes du pays.

Très actif sur les réseaux communautaires, « Que la Troïka aille se faire voir » a réussi samedi à rééditer son succès du 15 septembre 2012 quand il avait mobilisé à travers le pays des centaines de milliers de personnes à travers tout le pays.

« Ce genre de comptabilité n’est pas important », a toutefois estimé un des responsables du mouvement, Nuno Ramos de Almeida. « Ce qui l’est, a-t-il dit à l’AFP, c’est que les gens s’opposent à cette politique », en ajoutant : « Le gouvernement ne peut gouverner contre le peuple et je crois qu’il va tomber ».

« Cette manifestation est un signal clair que « la troïka » et le gouvernement sont de trop dans ce pays », a estimé de son côté le chef du Bloc de gauche (extrême-gauche) Joao Semedo.

La manifestation de samedi a ainsi donné une nouvelle dimension au mécontentement populaire contre les mesures d’austérité mises en oeuvre par le gouvernement de centre-droit, en contrepartie du plan de sauvetage international de 78 milliards d’euros accordé au Portugal en mai 2011.

A Lisbonne, le défilé a été d’autant plus important que de nombreux militants du principal syndicat portugais, la CGTP, y ont participé.

Article complet sur Boursorama

 

Grèce: les enseignants du secondaire manifestent contre la rigueur

Des professeurs et des étudiants grecs manifestent contre la rigueur, à Athènes, le 2 mars 2013

Plus d’un millier d’enseignants du secondaire ont manifesté samedi à Athènes contre les coupes dans l’éducation et la rigueur, imposées pour la quatrième année consécutive par les créanciers de la Grèce, l’Union Européenne (UE) et le Fonds Monétaire International (FMI).

« La pauvreté est la plus grande violence », proclamait une banderole déployée devant le Parlement sur la place Syntagma, théâtre des manifestations massives ces dernières années, a constaté l’AFP.

« Deux étudiants morts, on nous tue », lisait-on sur une banderole qui faisait allusion à la mort des deux étudiants jeudi à Larissa (centre) tués par des émanations d’un chauffage de fortune dans leur domicile.

En raison de la hausse des taxes sur le fioul, plusieurs ménages grecques ont dû cet hiver recourir à des solutions moins onéreuses pour se chauffer.

« Chassons la troïka (UE-BCE-UE), les mémorandums (mesures de rigueur) et les néonazis », scandaient les manifestants, qui ont organisé un concert à Syntagma escortés par d’importantes forces anti-émeutes.

Le syndicat des enseignants du secondaire (Olme) a dénoncé « la propagande » dans les écoles des néonazis de l’Aube dorée. Ce parti a fait son apparition pour la première au parlement lors des élections en juin avec 7% des voix.

L’Olme a aussi protesté contre le projet de loi sur la fusion des établissements universitaires, le manque de chauffage dans les écoles et « les tests d’évaluation » des professeurs, qui seront appliqués pour la première fois cette année.

Selon l’Olme, « ces tests ne visent qu’à supprimer des postes dans les écoles où le manque de professeurs est déjà patent ».

Cette manifestation intervient un jour avant l’arrivée dimanche à Athènes des hauts responsables de la troïka pour effectuer le contrôle régulier des comptes grecs en vue de la poursuite des versements des prêts UE-FMI à la Grèce.

Source: Boursorama

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